Doper la croissance des PME/TPE : les 7 propositions du Club
Le gouvernement vient de faire un geste en faveur des entreprises les plus performantes. Les jeunes décideurs du Club Horizons apportent 7 nouvelles propositions, simples à mettre en œuvre, en faveur de l’ensemble des PME dans un objectif de pérennisation et de développement...
7 nouvelles propositions pour doper la croissance des PME françaises
1. Donner à l’entrepreneur les mêmes protections qu’aux salariés en cas de perte d’emploi lors d’une cessation d’activité.
Du jour au lendemain un entrepreneur peut se retrouver sans aucun moyen de subsistance… ce qui conduit des créateurs potentiels à rester au chômage dans l’espoir de retrouver un job salarié.
2. Exonérer totalement d’IS les 10 000 premiers euros de bénéfices en échange de leur capitalisation dans l’entreprise, pour toutes les entreprises de moins de 250 salariés.
Le capital risque restera du domaine confidentiel alors que la grande majorité des TPE/PME françaises sont sous capitalisées et que beaucoup disparaissent à la première forte tension de trésorerie.
3. Imposer à l’Etat de payer les TPE/PME à 60 jours maximum.
Beaucoup d’entreprises disparaissent chaque année en raison de délais de paiement qui dépassent les 180 jours !
4. Faire d’Oséo l’interlocuteur naturel et la banque des PME innovantes de plus de 20 salariés.
Dans un monde qui va de plus en plus vite, les dirigeants de ces PME ont besoin d’un seul interlocuteur privilégié. Or aujourd’hui Oséo est tourné vers les seules banques dont elle réassure une partie du risque.
5. Inciter les banques à ne pas demander de nantissement de biens personnels pour tout emprunt professionnel de la part du chef d’entreprise.
Pourquoi une banque française présente aux Etats-Unis ne demande pas de garantie personnelle à un PDG d’une PME et en demande une en France ?
6. Inciter les agences de notation sociale à inclure, pour les sociétés de plus de 250 salariés, le délai de paiement des « petits fournisseurs » à 30 jours maximum comme un des critères de développement responsable.
La notation sociale sera de plus en plus un critère de sélection pour les investisseurs et les consommateurs, et les plus grandes entreprises peuvent contribuer à solidifier leur tissu de petits partenaires.
7. Permettre aux dirigeants fondateurs, actionnaires de leur entreprise à plus de 5%, de sortir leur participation de l’assiette de l’ISF.
La France veut-elle rester le seul pays développé au monde à pénaliser un dirigeant fondateur qui crée de la richesse ? Plus une entreprise grossit et donc crée des emplois et plus le pourcentage de détention du capital du ou des fondateurs tend à diminuer.


Bravo pour ce beau travail et toutes ces propositions. Elles sont claires, simples à comprendre et non-polémiques ce qui devrait aider à être adoptées par les décideurs politiques. Ceci dit, à l'heure du grand soir des présidentielles de 2007, quelques mesures fortes et de rupture mériteraient sans doute aussi d'être mise en avant.
Rédigé par: Francis | 03 juin 2006 at 08:53